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Chronique : Mon jeune a-t-il une utilisation inappropriée des jeux vidéo ?

Selon vous, quelle est la proportion des gens qui ont un problème de cyberdépendance ?

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Lisez l’article ci-bas pour connaître la réponse !

Jeune et conflit avec sa mère

Jeune homme en discussion avec sa mère

Hier, la mère de Justin lui a rappelé de ranger sa chambre et elle a dû, une fois de plus, attendre longtemps pour qu’il finisse sa partie. Une crise a éclaté à nouveau dans la famille et Justin a adopté un comportement violent face aux objets l’entourant. Soucieuse, elle décida de demander l’avis d’une intervenante, spécialisée dans le traitement des dépendances au jeu : « Les autres enfants de cet âge jouent-ils autant au jeu vidéo ? Est-ce que mon enfant a une dépendance au jeu ? »

Bien des parents et des éducateurs se questionnent actuellement sur l’impact des habitudes de jeu des adolescents. Environ 0,5 à 2 % des individus sont cyberdépendants selon les récentes études. Ce sont les garçons entre 14-20 qui consultent le plus souvent pour une cyberdépendance.

Mieux comprendre le monde virtuel du jeune

Il est recommandé aux parents de s’intéresser au monde virtuel de leurs jeunes. Mieux comprendre ce phénomène permet notamment de saisir que le jeune et ses amis en ligne font partie d’aventures interactives avec des personnages complémentaires. « Dans le cas d’un jeune qui abandonne sans prévenir sa guilde, son clan, il peut être perçu comme une personne déloyale puisqu’il les laissera en plan », explique Guylaine Sarrazin, agente de relations humaines spécialisée auprès des jeunes au Centre de réadaptation en dépendance Le Virage. Elle ajoute : « La réaction de colère et de frustration de l’adolescent n’est pas nécessairement en lien avec une forme de dépendance, bien que ce soit souvent le cas, mais plutôt à cause de l’impact que cela crée sur le jeu et son groupe ».

Reconnaître les signes d’une utilisation inappropriée à l’ordinateur ou à la console chez les jeunes

Physiques

Psychologiques

Conséquences observées chez les jeunes

Problème de sommeil, fatigue Euphorie et bien-être Appauvrissement des liens   relationnels (pairs, famille)
Négligence de l’hygiène personnelle Incapacité de s’arrêter à temps Propension à mentir sur ses   activités, tâches non faites
Besoin d’augmenter le temps passé à jouer Manque de temps pour les amis et la famille
Problème de concentration Sentiment de vide, de dépression et d’irritabilité en l’absence de l’ordinateur ou de la console Difficultés scolaires (absentéisme et baisse des notes, échec scolaire)
Mauvaises habitudes alimentaires,  perte de poids Excès de colère Abandon des sphères d’intérêts

Doit-on enlever tout jeu quand le parent et le jeune perdent le contrôle sur la situation ?

Cela dépend toujours du jeune, mais lorsqu’il y a des signes de perte de contrôle, il importe de s’interroger sur le sens de cette conduite, car généralement cela cache d’autres problèmes. Un jeune qui aurait, par exemple, un manque d’estime de soi ou beaucoup d’anxiété, et qui trouve refuge dans les jeux, pourrait aggraver sa situation si on ne fait que retirer le jeu sans l’accompagner dans la recherche d’autres stratégies. Il est alors favorable de l’aider à développer des saines habitudes de vie et des comportements alternatifs (loisirs-passion), et graduellement, diminuer le jeu plutôt que de tout retirer.

Un programme sur la cyberdépendance est actuellement en préparation au CRD Le Virage suite à un projet pilote réalisé à Saint-Hubert auprès de quelques familles.